Couleurs locales, corps féminins et espace îlien : L’inscription de la violence dans Le livre d’Emma de Marie-Célie Agnant et Pagli d’Ananda Devi

Auteurs-es

  • Marie Larose

Résumé

Cet article remet en question la légitimité et l’univocité des récits historiques en proposant une lecture des œuvres Pagli (2007) d’Ananda Devi et Le Livre d’Emma (2001) de Marie-Célie Agnant. À travers une approche archipélagique, il analyse la manière dont ces deux écrivaines postcoloniales écrivent la mémoire, le trauma et la violence dans l’espace insulaire. L’île, conçue comme un palimpseste de l’Histoire, devient à la fois lieu de mémoire et site de souffrance, où s’incrustent les traces persistantes du passé colonial. L’analyse met en évidence l’usage symbolique des couleurs comme dispositif d’écriture de la violence et de la mémoire, soulignant ainsi comment ces autrices réinventent la représentation du lieu pour dire l’indicible des sociétés postcoloniales.

Biographie de l'auteur-e

Marie Larose

Marie Larose est professeure assistante au département de français et d’italien à Dartmouth College. Ses recherches portent sur la littérature francophone des XXe et XXIe siècles, en particulier celle de la France, de la Caraïbe et de l’île Maurice. Ses travaux explorent les liens complexes entre violence et généalogie dans les œuvres d’écrivaines telles que Marie NDiaye, Kettly Mars, Marie Vieux-Chauvet, Ken Bugul, Marie-Célie Agnant et Ananda Devi. Elle travaille également à la création d’une archive numérique consacrée aux contes créoles francophones à travers la Caraïbe.

Publié-e

2026-05-26