Futurité Queer entre l’humain et le non-humain dans L’avenir de Catherine Leroux
Résumé
Cet article propose une lecture de L’avenir (2020) de Catherine Leroux à travers le prisme de la futurité queer et de l’écologie queer. En s’appuyant sur les travaux de José Esteban Muñoz, Nicole Seymour et Malcom Ferdinand, l’analyse met en lumière la manière dont Leroux repense les rapports entre humain et non-humain, entre communauté et environnement, dans un monde marqué par le déclin urbain et la crise écologique. Par le biais d’une poétique de la porosité et du vivant, le roman brouille les frontières entre nature et culture, enfance et humanité, réalisme et surnaturel. Il explore la possibilité d’un vivre-ensemble fondé sur la cohabitation plutôt que sur la filiation, où la réparation du monde passe par des alliances inattendues entre les êtres humains et non humains. Sans s’y inscrire pleinement, L’avenir entretient des affinités avec les fictions spéculatives queers au Québec : il ouvre un espace d’imagination critique où la littérature devient un lieu d’expérimentation éthique et relationnelle.