False Memory Syndrome: "The Female Malady"

Erin Brady

Abstract


The theory of memory repression has been both relied on by adult survivors as evidence of sexual crimes committed against them, and endorsed by many of the higher courts in Canada, including the Supreme Court of Canada. Advocates of the false memory syndrome refute the scientific validity of repressed memories, and vigorously oppose their judicial acceptance, by contending that recovered memories of childhood abuse are more often the product of a therapeutic relationship gone wrong. An examination of the manner in which the false memory syndrome is being pleaded by defence counsel, and heard by Canadian courts, reveals that it is a decidedly gendered phenomenon and employed almost exclusively to describe female experience. The article explores the anti-women stereotypes which underlie the defence and seeks to demonstrate the extent to which the false memory syndrome represents a formidable obstacle to all survivors of sexual abuse seeking legal redress.

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Les plus hauts tribunaux canadiens, y compris la Cour suprême du Canada, ont reconnu la théorie de la répression des souvenirs par les victimes d'agressions sexuelles. Les défenseurs du syndrome de la mémoire trompeuse nient la justesse scientifique de cette théorie et s'opposent vigoureusement à l'idée que ce syndrome devrait être accepté par les juges. Ils prétendent que des souvenirs d'agressions sexuelles dans la jeunesse sont plus souvent les effets de relations thérapeutiques qui n'ont pas marchées. Une analyse de la façon dont le syndrome est utilisé par les avocats, et considéré par les tribunaux, démontre qu'il est employé presque exclusivement pour décrire les expériences des femmes. Cet article examine les stéréotypes anti-féministes qui sous-tendent la défense et veut démontrer comment le syndrome de la mémoire trompeuse constitue un obstacle important aux victimes d'agressions sexuelles qui cherchent l'aide des tribunaux.


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