Biocentrisme et lisibilité sémiotique du roman africain francophone. Une analyse éco-sémiotique de l’Amas ardent de Yamen Manai
Résumé
L’Amas ardent de Yamen Manaï se donne à lire comme une réfutation du chauvinisme humain, un plaidoyer pour l’égalité biologique et une propédeutique à l’éthique biocentriste. Ce roman met en lumière l’harmonie homme-abeille et montrer que cet insecte pollinisateur, comme l’ensemble des êtres vivants, mérite une considération morale directe. C’est ainsi que son personnage apiculteur, en véritable ascète, traite avec dignité ses abeilles et promeut, in fine, l’égalité biologique entre les composantes de la nature. À l’aune des approches écocritique et sémiotique, l’actuelle réflexion montre que, par cette poétique modelée par le biocentrisme, le romancier sensibilise l’homme sur l’anthropocentrisme excessif et l’invite à traiter d’autres êtres vivants en tant que des centres de vie téléologique.