Représentation de la nature et écoféminisme dans Femme Forêt d’Anaïs Barbeau-Lavalette
Résumé
Cet article analyse la représentation de la nature et les fondements de la pensée écoféministe dans Femme Forêt (2021) d’Anaïs Barbeau-Lavalette. Il montre comment la nature y dépasse le statut de simple décor pour devenir un véritable protagoniste du récit, structurant à la fois l’expérience intime de la narratrice et sa réflexion sur le vivant. L’autrice célèbre la beauté de la nature tout en mettant en lumière sa violence inhérente, inscrite dans le cycle de la vie et de la mort. L’étude s’attarde également sur la notion d’enracinement, comprise comme une quête identitaire et existentielle, nourrie par l’appartenance au territoire, à la mémoire et au vivant. En s’appuyant sur les théories écoféministes, l’article met en évidence le lien étroit entre le corps féminin, la maternité et la nature, ainsi que la remise en question de l’anthropocentrisme et du rapport de domination de l’humain sur son environnement. Femme Forêt propose ainsi une vision subversive de la nature, conçue comme espace de refuge, de liberté et de reconnexion à soi et au monde.